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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 22:08

 

Ils sont assis les collégiens                          Ils sont debout les professeurs
Toute la journée                                             Toute la journée
Gobant des oreilles                                       Usant de voix, de tons et d'énergie
De multiples matières                                   Cherchant les issues des ouïes
Gavant leur esprit grand ouvert                  Les clés des tiroirs sans poignées
Tenu au mieux en veille.                              De tous ces esprits naissant.

Ils sont assis les collégiens                          Ils sont ailleurs les parents
Les coudes accoudant leur tête                  Ils sont à côté pour aller de l'avant
Figée de l'emprise des mots                        Figés, dépassés, très occupés
L'oeil en laisse au tableau                            Les mains liées
Bouche bée                                                     Bouche fermée
Sur une craie                                                   Sur l'enfant qui se tait
Pas le choix, pas de voix                              Et le soir, épuisés
Ne savent  plus pourquoi                              Ne savent plus pourquoi
Ils sont là.                                                         Ils ne se comprennent pas.

Empreinte des crocs                                       Livres ouverts, regards fermés
Sur le bouchon du stylo                                 Espoirs brimés, confiance déçue
Genoux en rythme                                           Coeurs à nu, élans cherchés
Sans musique                                                  Rêves contenus, lucidité crue
Une mèche au doigt enroulée                      Patiences usées, temps émietté
Quand il n'y a plus d'ongle à ronger            Temps étriqué
Dessins en marge de page                           Temps évité
Mal au fesses, dos courbé                             Temps épuisé
Et l'attente.                                                         Et toutes nos attentes.

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 10:49


Sol en couverture
Axe et nourriture
Aux racines bien vivantes
Ancrées à laisser croître
Discrètes et bienveillantes

Le tronc,  tour
Noueux ou droit
Qui défend le mêmes flux
Sang de sève et rêve de vue
Sur les toits

Ambition respirée
De ses branches étirées
Bras ouverts et doigts aux vents
Laissant danser les feuilles

  Nids et perchoirs
  Cabanes et balançoires
  Abri,
  Coeurs gravés
  Secrets et baisers

Il rougit

Nu

Monument de sérénité
contre tourments, froids et gelées.

Et s'il plie l'échine
S'il se déracine
Il continue de ses branches sciées
Bois d'aubaine sculpté ou brindilles à chauffer

 

  Feux du soir
  Cabanes et balançoires
  Abri
  Coeurs gravés
  Secrets et baisers.

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Published by Céline Gouel
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 16:08

Regard attentif, admiratif, sourire complice, air charmeur de beau parleur et charmé de belle fleur.

Peur.
Mon cœur s’alarme, tais-toi idée. Ce n’est qu’une idée. Encore une idée mal placée.
Regard trop concentré, sur un seul être, il faut que ça cesse. Regarde ailleurs.

Trop tard.
Mes yeux sont cernés, buttés, obsédés, à regarder toujours du même côté.
Regard sur l’autre, posé, ce regard que je connais, que je croyais privé, sur moi, à moi seule réservé…

Ce regard va bien se détourner et me prouver qu’il n’y a pas d’idée, que je ne suis pas mise de côté…

J’attends.

En attendant…
Je me sens disparaître, je me sens sans atout, de cœur je passe à pique je suis mise sur le carreau,

bonne à brouter des trèfles, le pied sur un râteau.
Comme derrière des barreaux, je guète une lueur. Un seul regard pour m’extirper de cette torpeur.

Je me sens bête et bancale.

J’attends.
Regard plus attentif, admiratif, mes pieds glisse, devant la miss qui s’immisce dans ton sourire complice.
Charmeur beau parleur ça me crée une rancœur, une carence d’un côté séducteur à mon égard inconnu.
Charmé touché je coule.

Elle est épatante, éblouissante, brillante, intelligente, avenante, souriante, pertinente et bandante.

C’est vrai, je reconnais, j’admets, je te comprends, comment ne pas être sous son envoûtement ?
Pendant ce temps, je serre les dents, j’attends.
Je sens un vent violent jouer de moi, je me sens cerf-volant,

offerte aux aléas des hasards des élans flottant dans l’air de tout temps.
Trace de l’abandon, je sens le sol, en béton, du plomb dans mes pieds.
En moi s’ouvre un sas de compression. Je sens l’odeur d’une exclusion.
Obssession, possession. Non.
Faiblesse. Faible idée de moi. Je n’ai même plus de voix.
Je vois. Comme un cliché bien ressassé.
Je vois. Comme une probabilité, comme un élan, un sens qui se crée.
Je vois. Comme dans tes yeux, comme si je savais ce qui peut t’épater.
Je vois. Comme dans ton cœur,  comme un écart, comme une parenthèse, un instant qui chavire.

Et je vire à l’envers sur une envie de vomir, un crissement de nerf.
Je me sens faible et petite, comme une coquille vidée.
Je suis  complètement figée, une plante mal arrosée.
J’essaie de me rassurer, je sais me raisonner, je sais me condamner.
Tu sais toute cette fragilité, tu sais me raisonner, sais-tu me rassurer ?
Séduction, naturelle, précieuse, qui fait patte blanche, et fait briller.
Séduction comme un bijou offert à l’œil et rend belle, faisant exister tout ce qui fait de l’effet.
Elle te fait de l’effet, tu la fais exister.
Je m’asphyxie dans l’air des possibles, je me sens diminuée, comme inverse à l’effet.
Comme exception à ta belle séduction.
Devant tes choix de goût délicat, je ne fais pas le poids.
Mais je me fais des idées.

Je vis la séduction comme une sélection.


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Published by Céline Gouel
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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 14:00

Être là.
Un besoin.
Simple mais vif. Saisissant.
De la lumière, des regards, des mots dans la bouche et dans le corps.
Être soi, vouloir rester soi.
Vouloir offrir.

Être dans ce moment, dans l’envie de ce moment.
Etre, entre l’envie et l’absence de ce moment.
Être dans l’absence de concret.

Tenter de se glisser, regarder, écouter, apprendre.
Prendre des murs.
Comprendre.

Où qu'on aille, des murs.
A - prendre. Se tenir.
Ôter les vieux habits
Lâcher les cailloux de ses poches

Être nu, à l’intérieur, presque invisible, inconsistant.
Se tourner autour, se frôler, être un savon qui s’échappe des mains.
Ne plus savoir ce qu’on fait de sa vie.
Laisser son intuition faire ce qu’elle veut.
Elle fait.
Ne pas savoir ce qu’elle fabrique

   Être en face.
   Etre face à soi. Admettre.
   Avoir perdu sa lucidité à s’être tenu en face, mais de côté...
   Être à côté, face à quiconque…
   Face à l’envers.
   S’être catapulté dans un songe.
   Un beau songe.
   Rêver encore. Se poser la question.
   Être à côté. En prendre l’habitude.
   Aimer.
   Vouloir donner.
Se laisser seul. Laisser les heures glisser. Faire sans.

Se faire un croche cœur, une chute, une porte fermée.
Se tromper. Se poser la question.
Être un disque rayé.
Ne plus voir. Ne pas vouloir voir.
Ne plus savoir.
Être un néant.
Ne pas savoir pourquoi on persévère
Ne plus se poser la question.
Se suspendre à du vent…
S’accrocher.
S’écorcher.

Avoir une ou deux côtes cassées, entre le cœur et le ventre.
Avoir quelque chose qui crie d’exister, encore.
Avoir quelque chose qui retient. Quelque chose qui a faim.
S’empêcher.

Être faible. Admettre.

Croire au cri qui persiste.
Laisser le cri creuser le sillon.
Sentir le flux du songe dans ses tempes.
Chercher l’air.
Rassembler tout son flou.
Serrer très fort tout son être, en boule.
Serrer avant l’extension.
Serrer, serrer.
Et sortir.

Voir le temps en suspend,
Sentir l'espace
Sourire dans le cri d'une larme
 
Comprendre l’équilibre, le fil, fragile.

Et être.

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 10:05

Heureuse de te voir

On se parle ?

Depuis le temps

Où en es-tu ?


Tu me racontes

Tu te raconte


Je t'écoute
       Ta route

Je renchéris
        S'élargit

Je participe
        J'anticipe

Je m'informe
         hors normes

Je m'intéresse
         La sécheresse

Je questionne
          M'étonne

Je réagis
          Je suis là

Je te suis
         

Sans te ranger dans une case

Sans te fixer dans l'instant

Tu avances


Crois-tu que je stagne ?


L'air est volatile

Suspension, sourire et point


Je me tais.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 13:39

Entrez dans l'antre des peut-être

Serre en sphère

Qui tangue

Sur des si

 

Bercés d'aléas

 

Au point  d'une clarté

Floue qui saisit les pensées

 

Inspiration et connexions

Naissance d'un embryon

 

Une graine se couve

Rêvant éveillée

Sous l'auvent des idées

 

Place au temps

Pourvu qu'il trouve une aisance

Un espace

Abrité des urgences.

 

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:26

Son du silence

Voix pure

Espace

L'esprit danse 

Suspendu

Ému

Liberté délicieuse

Aubaine précieuse

Espace

L'air a un accent

Que le silence prononce

Quand le temps

S'énonce.

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 09:53

 

Ça se tait pendant de longues heures, des jours, des mois, parfois même des années.
Ça se tait docilement, obéissant aux règles d'une rigidité commune partagée.
Et puis un jour, ça remonte à la surface.
 
On ne sait jamais ce que c’est exactement,
Quelle forme, quel dessein, quel chant
Ça fait peur sans cri. ça démange, ça met du sable dans les yeux.
On se met à marcher de travers.
Ça nous escalade lentement, une hâte qui se balance sur un creux.
Un besoin non identifié qui grince un peu, un phare
Comme une urgence.
La respiration cherche l’air devenu trop rare.
On marche à l’envers. 
On a soif d’eau de source, qui coule au fond de notre grotte.

D’abord égaré, hagard, puis aigri et friable, devant la sécheresse et les ronces,
Si l’on poursuit, on devient distant, silencieux, on se calme,
On s’assoit, on devient patient, puis on n’attend plus rien, et un jour on renonce.
A cet instant,

On accepte

On atteint

Ce quelque chose

Sous porte close


C’est écrire, peindre, faire la cuisine, mettre les mains dans la terre,

Fabriquer un bateau, un radeau, écouter les oiseaux

C’est réussir à dire non,

C’est dire oui, murmurer ce qui nous touche dans la faille d’un mur,

Notre terreau aux racines d'un arbre…

 

Au plus profond, au plus vrai, au plus sensible. 
Se révèle la nature brute
D'une insolente fraîcheur. Une lutte ?

De ce qui existe,  point de départ,
Comme un secret assumé,
Un sourire dans l’âme, revenir sur terre.

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 10:00


Ventre rond et bouche bée
Les yeux clos, frémissant sous ta peau
Il fait bon s’avaler


Têtes enfouies et calées
Dans nos cous, souffles chauds et baisers
Doux câlins

 

Battement, d’aile ou de coeur
Cœur de dentelle, fragile hirondelle
Echo d’un talon haut…

 

 

 

 

 

 

Sols de satin ou de roc
Pieds et mains nus sous poids pressent le pas
Aléas des saisons.

 

 

Lignes courbes d'une allée

Chemine au grés des vents et des monts

L'aveugle suit les si.

 

 

L'enfant se relève et rit

La montagne est plus haute d'en bas

L'oiseau saute et s'envole.

 

 

 

 

 

...

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 20:04

Toi

L'oeil vif
Furtif
Tu sais
Tout
Tu devines
Les dessous
Tu me connais
Comment
Je ne sais
Tu vois
Dedans
Devant
Toi
Je suis nue

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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.