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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:17

Quand quelque chose commence
Tout est possible
On sent le large
Avec confiance
on s'y engage

La gourmandise
Nous tient debout
Et vise
Le cap
Sans connaître le bout

Et puis soudainement,
Un canal étroit
Droit devant
Nous défie à tout vent
Sous une purée de poids.

Tout presse
A la panique
Aux risques
Et aux stress

Les contraintes et le temps
S'emmêlent dans une ancre
Qui resserrent
Nos élans
Dans des noeuds de rendements.

Urgence à tremper
ses tempes
A cerner
A peser
Ce qu'il faut pour lâcher
Du lest

Deux choix

Boire la tasse
S'entretuer
Couler sous le poids
De la vase

Ou bien en confiance
Garder un phare
En son sang
Tenir la barre
En bon sens

   La gourmandise
(Du début des possibles)
Nous montre parfois, comment
Faire passer un boeuf
dans un trou de souris !

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Published by Céline Gouel
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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 15:58

Ce lundi est un matin métallique

 

Cliquetis des clés

Bips à chaque portes

Et portiques automatiques

 

Le métronome est en marche

Tandis que grince aigu le métro

 

Le souffle arythmique

Des pas qui claquent sans échos

Un canon de coeurs battants

 

L'escalator participe en raclant

En marche, en marche

Le train systématique

Des lundis métalliques

 

Le quai soudain vomit

Une décharge de visages

L'oeil froncé lancé devant

Face inerte tombant aux pieds

Tous, hypnotiques


Un groupe d'enfants

En queue de banc

En rang
Souriant

Et vivants.

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Published by Céline Gouel
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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 11:23

Que le vide est froid
Quand les élans brûlants
Remuent en soi
Trépignent
A sortir le plein
A peine éveillé
Encore flou
La mine barbouillée
D'idées
Sans queue ni tête
Rêves à la diète
Ou trêve
Vide plein
En plein dans le vide
On ne gagne rien
A creuser les rides.

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Published by Céline Gouel
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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 10:14

Tous les chemins de l'air
Nous traversent
Percent
Les murs et les pierres

Tous les mots des silences
Nous obligent
Dirigent
L'oeil sous apparences

Silences en l'air
Anges et courants

Sable fuyant

L'air est discret
A se faire oublier
A se laisser tacher

Sous le néant perçu

Ou idées préconçues
Souvent il est des vues

Des océans

Il est des petites barques
Cherchant

Des champs fertiles
Une île sans mépris
Une terre saine d'asile,

D'où calme est le vent.

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 16:57

Tandis que les nuages s'accumulent

Et se pressent écumant leur grisaille

En gouttes multiples, lourdes bulles

Toquant aux pavés leur pagaille

Ordonnée à l'hypnose générale,

 

Le cheval broute l'herbe du pré.

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Published by Céline Gouel
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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 10:03

Hissez haut !
Droit debout
Calme aux joues
Mon père, ce héros
Tend son ouïe au pianos

Il tient l'équilibre
sur une corde
Qui vibre et s'accorde,
Au gré des courants
D'un savoir faire,
Aux doigts habiles
Filant
Selon les airs.

Moi je suis spectatrice
De ses pas cadencés
Sans croche  -pieds
Double croche
Et plongée
Sous l'eau
Sans filets

Pêcheur de sons
Petits poissons
Polissons
Dresseur sans fouet
Ils les fait chanter
Du bout de sa clé

Lève les rails
Sourcils en pagaille
Regard de flèche
Et vole la mèche

Les portes claquent
le camion vaque
à ses occupations,
Tel un bateau vogue
A tout vent tout horizons.
Pour écouter les rivages
Mélodies et merveilles
Scrutant les coquillages
Aux harmonies sans pareil.

Dans les poches
Des trucs
Caducs
Des cloches
Des croches
Des aqueducs
Parer à toute panique
Même avec des élastiques
D'une corde malmenée
Ou d'une pédale débridée

Les marteaux peuvent frapper
Rien ne brisera l'accord
des touches et des cordes
Quand il y a mit son ouïe

Et si le tabouret grince
On le met sur roulettes
Si la scène est trop haute
On attrape une grue
Si la porte est trop basse
On la scie, et ça passe

Tout peut s'adapter aux vents
La voile et le temps
L'artiste et son style
Le style au piano
Les touches aux doigtés
Les énigmes aux caprices
Les caprices aux marées
Tant que le cap est gardé
Et le sol inchangé


L'excellence est aux virtuoses
Ce que la patience est à la juste dose
Moi ces osmoses
Me rendent toute chose


Il a la clé du graal
Pour ses cordes vitales

Clé de voûte,
Clé des champs,

Quand
A champ
La clé d'ut
siffle au vent
Qu'une cale
sous le pied
rend la lyre
décalée
Mais la lyre enchantée
Ne perd pas les pédales
Ni le camion ses rails
Tant que la pige
Dirige
Le chariot
Et les sangles
tiennent l'ensemble.
Enfin
A champs le corps gémit
D'un point de côté
Et prie la clé de sol
De retrouver ses pieds
Ainsi bien au sol
Le piano s'épanouit.

Le même refrain
Des années
Un même entrain

Interloqué
Par une malle kidnappée
Il se mit à songer
Aux arrêtes
Des crêtes
D'où la vue
Mérite d'être ému
Et d'écouter cet écho
Pour accorder son tempo

Mon père tend son ouïe aux oiseaux
Sur une feuille à carreaux
Trace les jours en couleurs
Pour des places au bonheur

Hissez haut !

Comment ramer sans perdre haleine
A bout de bras
Avoir le calme des baleines
Jamais fourbu
Tous ces trajets parcourus
Chapeau bas

J'aimerais bien apprendre
Son don d'ubiquité
Car de ses absences,
Par monts et par vaux,
Il ne nous a pas fait défaut

Nous reste
Des clés
pour accorder nos cordes
Reste
L'intégrité
Que nos choix s'y accordent
Le goût  du travail bien fait
L'humilité
Le courage, la constance
Une discrète présence


Voici
Le regard admiratif d'un enfant
Moi (pour ne pas dire nous trois)
Qui devant ces valeurs
Se trouve embarrassé
D'une belle allégresse
Entre force et sagesse
Les élans ont des ailes
Face à cet insupportable modèle
Tant on l'aimerait suivre

Mais je ne suis pas objective...

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 13:09

Monde étrange
Aux chercheurs d'anges
Humains

Cachés
Dans leurs écrins
A l'abri des succès
Qui brident les talents
En oeillères d'argent

Anges insaisissables
Du visage aux mains

Friables
Aux enchaînés égoïstes
Aux sauvages hypocrites
Aux fiers contents d'eux
 
Les anges sont terrés
Sous les excès
Des orgueils pressés

Humbles présences
Aux silences
Pensés

Aux regards francs

Nus
Ils ont bien plus de cran
Ayant franchit les pans
Des crêtes en précipices
Sans aucun artifice

Au sommet
Ne plantent aucun drapeau
Taisent leur immensité
Écoutent et voient  

Les secrets

Les travers
Sans juger

Monde étrange
Aux chercheurs d'anges
Humains
On oublie de creuser
Sous les franges
Les fronts sains





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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 11:17

Double
Couches et strates d'une femme
Artiste, une rame
D'eau et vent
Deux gammes
Éclatent en touches
Elle louche
Sur la lune
Complice
Au jour
Matrice
Elle écartèle le temps
Et vice et versa
Danse ses choix
Sur une marelle
En craie

Trouble

L'amour enveloppe son âme
Les coeurs
Au foyer
S'enflamment
Place occupée
Vaste espace
Privé
Pour une intime
Connexion
Exclusive attention

Une autre
Nécessité douteuse
Exaltante
joue des coudes
Et boude
Elle interroge et creuse
Des sillons
De pensées
En fond de cale
Expire et chante
Nageant dans l'art
Viscéral
Exclusive concentration

La femme au milieu
Ou dessous
Portes
Ouvre les deux
Alimente de son pouls
Exporte
L'éclat de ses yeux
Cherche le temps
L'équilibre et le champs
Des possibles
Contentements

 

 

 

Que tout ce qui se tisse
D'amour et d'esprit
S'épanouisse
A ceux qui lui disent
Choisis
Elle s'attise
Et sourit
Son doute crispé
Dans ses nécessités.


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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:03

Pas de lézard
Sous mes panards
Pas de traquenard
Dans mes histoires
Pas de canard
Dans ma baignoire
Pas de moucherons
Sous mon regard
Pas d'illusions
Dans mon placard
De l'ambition
Juste à tâtons
Comme dans le noir
De mon café
Je joue aux dés
Avec mes pieds

Je souris aux matins vivants

Aux levers gris je suis souris

Un peu d'éponge
Dans mes songes
Un peu de poire sur mes joues
Je m'accroche aux cailloux
Un peu de lierre
Dans mes nerfs
Un peu de vent
Sur mes paupières
Tous mes rêves
Flânent sur un banc
Je fais des rêves d'éléphants
Je gueule comme un goéland
Devant les gens
Je n'ai plus de dent
Comme pieds nus
Sur l'avenue

Je souris aux matins vivants

Aux levers gris je suis souris

Pas de chameau
Dans mon manteau
Pas de ficelle
Sous mes aisselles
Pas de jumelle
Pour l'horizon
Mais une île
En coton
Dans ma maison
On est tranquille
Deux hirondelles
Un hérisson
Quatre frissons
De vie
Un bond
Et je ne tourne plus en rond


Je souris aux matins vivants

Aux levers gris je suis souris

Les jours se range
Sous ma frange
Le train de mes idées
Fulmine
Contre le sablier qui mine
Sabot du temps de nos abîmes
Château de carte
Bateau ancré
Un peu de tartre
Sur le front
Deux directions
Se marchent dessus
Moi je poursuis le flux
Avec mes trois  beaux édredons
Sauf quand mes mains au paillasson
Essuie trop toute aspiration.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 13:43

Le vent d'ouest souffle fort
Quand il s'unit au vent du nord
Sur le plateau dans la vallée
Au loin, une traînée
De pluie
Au loin, une vague sonore
Entre ciel et terre
Fait taire

L'oeil sec derrière la vitre sans buée
Accroché au mouvements insistants
Installe un vertige
A l'abri
Des hurlements
Des chevaux se mordant
Souffles rauques
Tout est gris et humide
Et le toit est solide.


La boue colle et glisse
Nerfs en coulisse
Traqués par ce courant
Venant du large
Grondant au loin
Parmi les arbres
Pliés

Maussade harmonie
Des sens du corps
Avec ce vent qui tord
Quand  l'ouïe
Se remplit
De deux rires surmontés
De cris gais aigus
Surplus, même enjoué.



Je marche sur un fil
Ce fil c'est moi
Elastique ou tendu
Je me marche dessus
Sans glisser
J'avance sur ce que je déplie
Tracé pointillé pointe des pieds
Marelle de flaques
D'où claquent des reflets
Et danse des rondes d'ondes
Pas de goutte de trop
Le vase encore semble large
Même les pieds dans la vase
Le lit de ma rivière
Cherche la mer

Etre plus large encore
Faire corps avec les vents

L'eau ne s'abîme pas sur les rochers
Elle joue
Et danse les marées.

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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.