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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 15:20


Un sac de plomb au fond
Des courants d'eaux froides
S'accroche au front
Et le flux sec du sang
Dans le regard piquant
Glisse au bord

Mots crus
Lâchés
Éclat d'obus
Coupant, échappés
D'humeur amère

Hors contrôle
La lutte râle
en fond de cale
Entre l'homme et la bête

La raison, la folie
Flou stérile
La fatigue jubile

Les nerfs se nouent
La peur saisit le cou
De ce bord franchissable

Brutalité déplorable

Quant en face recevant
Tous ces flots de mots et de tons
Contenant menaces et sanctions,
Dangers des bas fonds

Est assis agité
Un enfant

Perdu

Dans les immensités
Des mondes qu'il absorbe


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Published by Céline Gouel
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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 15:19

1-

 

Quotidien

Calé de coussins

Choisis avec soin

 

Détails des besoins

Rituels et petits riens

 

Une intime musique

Façonnée de tics

 

Refuge de repères

Et frontières

 

qui se font face

se frôlent ou s'agacent.

 

 

2-

 

L'un dit  "J'aime bien ton train"

L'autre répond  " construis le tiens "

 

L'un dit  "J'aime pas ton train"

L'autre répond  " Aimes-tu le tiens ? "

 

L'un dit  " ton train me gêne "

L'autre ne répond rien.

Il suit son chemin.

 

 

3-

 

Bulle

Espace d'air

Intimité solitaire

Temps prit nécessaire

N'ont point besoin de commentaires

Mais d'un respect salutaire

 

Car tout l'être ici

Prend sa source de vie.

 

C'est une fois lavé

Pourvu que le fond soit serein

Qu'il revient aux autres, le front sain.

 

 

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Published by Céline Gouel
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15 août 2011 1 15 /08 /août /2011 16:34

Départ.
En partance
Pour quelque part.
Patience des semaines précédentes,
Quant aux heures l'on compte les suivantes.

Jeter les dés,
Oser des pas,
Hors des patins feutrés
Du couloir des vies parquées.

Dérèglement du trajet.

Saut du lit et main dans l'sac,
Phobie d'oublis et trac,
Place nette et balais
Avant de fermer les barrières
Du refuge de nos repères.

Partir
Fébriles
Droit devant
Foutre le camp
Prendre le vent
S'exposer au tout venant
Aux aléas du non connu
Et se laver les vues

Déracinement des enclumes

Cure de mise à nu
Pour poids plume

Quitter les vallées de cernes
Et les monts balivernes
Les pics de stress
Et les mares aux prouesses


S'asseoir sur le temps
Comme sur un nuage blanc
Et se désaltérer du rire des enfants.


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7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 11:03

Dos nu, draps froissés

Juste à côté

Souffle flottant, marée

De rêves, reposé

Le cou laissant la tête

S'unir à l'oreiller

Juste à côté

Souffle flottant, marée

De rêves, reposé

Mon souffle s'équilibre

J'écoute ce doux sommeil

Libre

L'instant vibre

Je veille.

 

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 11:13

Vous,
Qui avez de l'avance,
Qui marchez
En confiance,
Vous qui souriez
A l'enfance,
Lui montrant
D'un air
Simple et alerte

Les portes
Ouvertes

Vous laissez
Entrer
Lumières, parfums
Et possibilités
D'un avenir léger
Et serein
De milles doux matins

Car

Nous,
Entre deux
âges,

On voit
L'avant
On comprend

Sans pouvoir
Sans savoir
Sans en dire
Plus
Qu'on ne peut  ressentir
Les trames d'us et tentatives de sens offertes tâtonnant aux élans rayonnants par ces regards attentifs et discrets d'un amour vrai renouvelé...

Mais de l'après,


Naïfs, égarés, enfants gâtés jouant aux grands

Refusant
De voir trop en avant

Refusant même par lâcheté de vous voir continuer

Enfants

Liés aux bras de nos parents

Que l'on voudrait figer ?

 


 
Hommage
Aux bienveillants,

Ceux qui laissent simples et alertes

Des portes ouvertes
Ceux qui nous soufflent le calme des sages
Quand on tourne nos pages.

Qui nous donnent à goûter
Les jours et les après
A sourire leurs propres avancées
En libertés apaisées

A
Imiter
Souhaitant

Pouvoir en faire autant

 

Et vivre à plein temps

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 11:44

Si nous avions le cou
D'une girafe

Au delà de chez soi
L'oeil verrait à l'horizon
Toutes les saisons
Sans frémir
De quelques  oraisons
Manipulées
Par quelques directions

Nous saurions d'où le vent prend sa source
Le sens des nuages
Le sens des sages
Perdus
Dans tous nos paysages.

Sereins,
Gardiens
Des vues
Phares et vigies

Des éléments et des hommes
En course aux défis
Pour

Des pommes

Si nous avions le cou
D'une girafe

Nos pieds seraient moins lourds

L'oeil irait à l'horizon
Et trouverait peut-être des raisons
D'avoir moins peur de dire non
A toutes nos déraisons

Il nous manque ce cou,
Au cerveau, quelques grammes,


Et une grandeur d'âme
Un peu plus haute que nous.



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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 13:21

En soi
Une mixture

Structure
Et toit

Fil

transparent
mains des temps

pour un tissus
de choix


Tendu
ou pas

Chemine dedans
Autour et devant

Soi

Affaire de sangs
De liens,
Et sentiments

Cratères et cols
Eaux et feux

Milieu

Terre d'envol

Quand on se prend pour du vent

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:45

Prendre un seau
pour attraper du soleil
Verser l'eau des feuilles
Dans une bouteille
Et arroser les fleurs
Pour chercher l'écureuil

Butiner comme les abeilles
En récoltant des groseilles

Ramasser les pétales en bouquet
S'allonger dans l'herbe mouillée

Nouer un drap pour robe  de fée
Soigner les plaies d'un brin de muguet
Et sauter sur un lit
Pour être bien rebondit

Se faire peur
Du chant du hibou
En le prenant pour un loup
Et des râles des sorcières
Sous le cri des corbeaux

Puis chanter l'escargot
Au galop
Sur un beau coquelicot.

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 11:43

Je te vois
Debout
Perdue
Murée dans une boue
Que l'on imagine sordide
Fragile
Sous une plaie solide
Qui déborde de tes yeux
De ton corps figé.

Éclat d'une intolérable trace
A dénoncer d'urgence

Mais ton silence
Interdit
Les secours

Je te vois, figée d'interdits
On te voit comme nue
On sent ce quelque chose qui t'engloutit
Te blesse et te tue

Treize ans
Seulement
Seule déjà

Parle,
Extirpe ces mots brûlants
De ton âme griffée
Parle
Crache le venin
De ton coeur émietté
Parle
pour vivre
pouvoir sourire
et reconstruire
une jeune fille
qui respire.

Quelques mots suffisent
Et si ce n'est plus possible pour toi
Parle, pour tous les autres qui comme toi
Sont debout, seuls et perdus, sous ce poids
Piétinés sous une inacceptable souffrance.

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:09

Le son du rose
En stéréo-
Type
D'une pose
En-lasse
Dans une tour
D'ivoire
Le soir
Et trace les contours

La voix du rose
Douce aigue
Diminue
Coule dans le lit
D'une rivière sans cris

Le rêve du rose
Cause
Aux bouches bées
De naïves pensées
Et endort l'esprit
Pour cent ans ou bien l'éternité

Seul le doux rose
Est nu
Et repose
Sur ses joues
Au réveil, ingénue

La rose
De mon jardin
Fleurit
N'a pas toujours le même teint



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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.