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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 14:47

La rosée sur ses pieds
L'enclume au coeur

L'oreille bleue nuit
Guette les os de lune

Figée de torpeurs

Une abîme qui crie
Une pile de sens
Repassés
Déchirés
Parfum rance
Amertume du sang
Des morts et d'errances
Aux sous-sols de son chant
De son appartenance

Ses nuits de silences
Ou délivrances
Ses aubes en partance
Sur la rive voilée
Des bonheurs surpris
Une énigme infinie
Des joues à joues et des bonds
Des ballons d'attentions

La rosée sur ses pieds
Nue, face et cernée
La paume brûlée
De tulipes
Rouges, rouges, rouges.

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Published by Céline Gouel
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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 15:17

Une petite musique
Pour chambre endormie
Aux grasses matinées

Douces mains qui dansent
Caresse à l'air des loirs
D'une langue de sens
Sur des touches d'ivoire

Aux doigts déliés acrobates
Des vibrations de sonates.

Petite mélodie,
Lointaine bien ancrée
De ces matins d'enfance
Encore ensommeillée
Dans le bienfait silence
D'une nuit étoilée
Elle fait l'hymne à la vie.

Le coeur lent s'harmonise
Sur la cadence d'une brise,
L'ouïe nébuleuse déambule
Sur de nombreuses bulles
Et l'écho mélodique
Résonne en rêveries
D'un état bucolique
Réveil en Amourie.

Ne pas se lever
Pour que dure la journée
A demi éveillée
Dans cette eau musicale

Mais du fond de cale
Surgit une rafale
Dont les notes dévalent
Des pentes ancestrales

Râle profond et brutal
Grondements et tonnerre
Passions dessous terre
Colères
Naufrages et ravages

Elle tourne la page

 

Une respiration

 

Comme une vague
Vient déposer l'écume
La mélodie soulevée
Redevient  plume


Le coeur des loirs
Est extirpé du noir

Au nouveau jour

Bon-jour
Les yeux sont ouverts
Suspendus

Toujours

 

A ces matins d'enfance

A ces mains qui dansent
Douces et subtiles
Ouvrant l'oeil au sourire
Et nos âmes au sensible.

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Published by Céline Gouel
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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:05

Combien d'énigmes

Sous nos mots unanimes

Sous nos maux et nos mines

 

On devine

 

Comme on peut comme on veut.

 

La méprise aux aguets

S'apprivoise sang-sue

Sous les silences exprès

 

On ne sait qu'en penser

Et l'on panse les plaies

Les peurs et les faits

Si l'on pend les si

Au cou, rétrécit,

Ou si l'on perd le sol

Aux vues extrapoles

 

Les sens

Sont-ils faussés

Par les possibles inventés ?

 

L'évidence,

Transe ou déviance ?

Chance ou fantasme ?

Marasme.

L'intuition

Ne saurait se méprendre

Aux silences des tendres.

L'intuition douloureuse

Ne saurait-elle m'apprendre

Le bon sens à prendre ?

 

On ne sait qu'en souffrir

Et offrir nos soupçons

Aux glaçons sans bourgeon

Souhaitant en un souffle plus chaud.

 

Apaiser le front

Les pare-feu

Les faux bonds

Les non lieux

Et les regards sans fond.

 

Les énigmes

Sous nos airs unanimes

Sous nos verrues intimes

Ne sont pas à dire

Mais à vivre

Si l'on veut, sinon les résoudre,

Du moins ne rien dissoudre.

 

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 16:21

Pourquoi ne regardons-nous pas assez les arbres ?

 

Pourquoi ne prenons-nous pas assez le temps

De faire

De ne rien faire

D'écouter

De dire

De sourire

D'aimer

D'attendre

De penser

De vivre

Et d'être ?

 

Pourquoi ne laissons-nous pas assez le regard aller au fond des choses

Des autres

De soi même ?

 

Pourquoi avons-nous peur du temps

Des autres

De l'inconnu ?

 

Pourquoi faut-il vaincre, gagner, régner,

Être le premier ?

Pourquoi n'acceptons-nous pas de perdre, d'oublier

De tomber, de se tromper

D'être faible

Et la pluie ?

Pourquoi fuyons-nous le présent ?

 

Pourquoi évitons-nous de voir

D'entendre, de sentir

De dire et d'agir ?

 

Pourquoi l'essentiel et le nécessaire ne nous suffisent-ils pas ?

Pourquoi compliquons-nous toute chose ?

 

Pourquoi cacher le respect sous un tas de cailloux dans notre jardin ?

 

Pourquoi nous prenons-nous au sérieux ?

pour qui nous prenons-nous ?

 

Pourquoi oublions-nous notre enfance devant notre enfant ?

Pourquoi avons-nous besoin d'écraser les fourmis ?

 

Pourquoi nous détruisons-nous ?

Pourquoi la haine, la violence, la colère ?

 

Pourquoi ces pourquoi seront-ils jugés naïfs ?

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 07:19

Derrière un shoji

Dansent les feuilles en ombres

Telles nos pensées

 

 

 

Nuances de bleus

Entre montagnes et ciel

Siège le Fuji

 

 

 

Les rires d'enfants

Courent le long des rizières

Écho des oiseaux

 

 

 

Dans l'eau des poissons

Un regard suit l'horizon

Calme des reflets

 

 

 

Vacarme en ville

Des vies soignées agitées

Cadence ordonnée

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 13:52

Arrivée à la limite du bord d'un gouffre

Ou pas

Quand il faut avancer

Un pas

 

Dévier

Ou pas ?

 

Avancer

Un pas

Dans le vide

Ou pas

 

Chercher la trace du fil

Entre deux pas

Le découdre du nombril

 

Entrechat

Chat perché

Grand écart et poussée

 

(Trois pas)

 

Triangulaire

Musculaire

Téméraire

 

En cas de non sol sous les si.

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 16:08

Un couple au pas lent

Grands et beaux et souriants

Touchés par la grâce

 

Chaque soir au coin d'une rue

Ils unissaient à vue

Leurs sens en trace

D'ombres poétiques

Sur une toile et des briques

 

Pour une histoire sans paroles

 

Quand elle se mit à chanter

Le silence magnétique sembla relier

Chacun de nous à la beauté

D'une fraîche pureté

 

Bulle d'art

Sans fard

Qui au fond de l'âme

Nettoie nos vacarmes

 

(Merci à la Cie La luciole écarlate)

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 13:47

Paris 1 - Cliché

Citée sculptée des songes
Des âmes qui longent
Les rues des espoirs
De possibles
Libertés accessibles

Paris 2 - Vivier

Des milliers de portes
D'escaliers et d'enceintes
Galeries sur terre
Et dessous , labyrinthes

Des milliers de pieds
De regards absorbés
Vues de vertiges
Et valses réglées

Des milliers de rues
De rumeurs
Quartiers à nu
Des couleurs

Des milliers de vies
Des enfants
Des voisins, des lubies
Des amants


Paris 3 - Catharsis

Une toile manichéenne
Arachnéenne
Piège sensuel
aux moucherons
Et bourdons
Qui épris
Sont pris

Cueille l'âme
Presse les nerfs
Laisse vieillir sous macadam
Et suce le nectar en dessert
Un vin
De sacrifices humains
Du mont des espoirs vains


Paris 4 - Pensées

Mode de vie
Rencontres, sorties
Moment clé et serrures
Rires et armures
Flottements partagés

Pics d'émotions
Constructions
Amitiés spontanées

Sourires à l'esprit
Et amères oublis
Goût des vents
De tous nos élans
Naissant
Goût des temps
Entraînant
Tous nos changements

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:46

Une marionnette parle en silences

Apesanteur des sens

Elle glisse, s'immisce

Sur nos intimes précipices

 

Un marionnettiste écoute le vent

Souffle l'air ambiant

Et quand il s'efface

Frôle l'humble force

De nos écorces

 

Une marionnette quête le plaisir

D'une connivence humaine

Et le fond de nos sourires en peine

 

Pourvu que le marionnettiste

N'oublie d'être équilibriste

Sur les fils de nos pudeurs...

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 14:42

Tout ton être songe aux nuages
Tout en toi sent une marge
Un à-côté mêlé d'idées
Une nécessité

Tu fais

Tu construis ton chemin

Tu t'entraînes au vol
Tu découvres les sols
Stables ou boueux
Mouvants ou trop vieux

Tu poursuis ton élan
D'un effort continu
Tu persévère autant que ta vue
Sans faiblir, te surprend d'être émue

Tout est au coeur
Aux tripes et les heures
Parfois lourdes
Souvent larges
Font les marées de ta plage

 

Tu écoutes
Scrutant l'horizon
Entre les gouttes
Si les vagues ont en leur possession
Des messages
Sous coquillages


Seule, tu entraînes ton courage
A la nage
Car il n'y a pas toujours de vent
Pour faire avancer ton radeau sur le temps
Qui passe...

 

Hélas,


La fatigue assombrit le rivage

Une lame de fond
Gronde

Et les galets ronds
Jetés dans l'eau

Ne font même plus de ronds
 
L'amertume se cachent
Sous l'eau qui se fâche
L'orgueil de tes aigreurs s'arrache
Tel une vague efface les tâches

Tu emmènes tes pieds nus sur l'écume
Dans la brume
Tu t'assois dans la simplicité des heures
Tu assumes
Laves ta vue
En redressant l'échine
Cherchant ton sourire sur tes ruines.

Alors, ton oeil
Ta peau, ton sang
Ressent
Un de ces rayons de soleil
Aux douceurs paisibles des parfums d'éveils

Qui ce soir
Perce entre deux pierres.


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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.