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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:53

Laissant le nid se faire
On y trouve un peu d'air
Une fraîcheur d'eau clair
Limpide et chaude
Lueur de l'aube
Les brindilles se tressent
Ne se pressent
Et les feuilles figées
De gouttes de rosée
Fixent l'instant
Au doux soleil
D'un parfait éveil
Pour les premiers élans
Des oiseaux de printemps.

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Published by Céline Gouel
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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 15:59

Toutes les histoires

A toutes les fenêtres

Font toutes des tours

D'ivoire

Tournent en rond

à tâtons

Comme toi petite flemme

Toutes tournées sur elles-mêmes

Nourries de détails, asphyxiant tout leur être.

 

 

Chercher du recul
Élargir l’angle de vue
Marcher dans les rues
Et prendre l’air sans retenue

Ne regarde pas tes pieds,
Accroche un œil dehors

Sors


Va

Respirer ailleurs

Un nouveau départ
Au hasard

De tes pas


L’avenir a bien trop à faire
Il ne s'arrêtera pas sur toi
Le passé contient tes joies

Le présent t'envahit tu crois

Mais tu te tiens en laisse

Poids
Peau détendue
Agrippée au sol et nue
Tout en toi s’est figé
Je sais.

Sors.

Que chacun de tes pas
Décolle toute ta peau morte
Te dés-enclume de sorte
Que tu lâches le pas de ta porte

Juste longer l’eau,

Laisser couler

Les trop pleins

le dos, étirer

Délier les mains

C’est facile à dire
Et pas facile à faire
Mais tant qu'à faire
Autant faire c’qu’on dit

Autant qu'on peut suffit

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:31


Flux incessant 
De regards, de couleurs, de panaches
Eclat de voix et d'accents

Vagues de foules,
Entre  rats et mouettes
Machos et midinettes
Crient de rage et d'amour
Tangue la houle

Elle crie que son poisson est beau.
Il en siffle une qui ne se retourne pas
Tout en sirotant l'apéro

Une mère hurle à celui qui bouscule son enfant.
Et lui s'excuse en partant
Pendant qu'un autre vocifère
dans sa voiture en première

Il vend, à la sauvette, trois paquets de cigarettes.
Klaxons, identités valorisées
Tolérance au moins du mieux qu'on peut
Il aboie qu’il existe et crache du feu

Elle, déhanche l’humeur aiguisée
Du haut de sa grandeur bien gardée

L’odeur des épices, l’étal des poissons
Et le calme des bateaux
Surveillés d’une colline.

A chaque coins de rues,
Vieilles façades, tapis d’odeurs
Et linge propre suspendu

Sombres intérieurs des ruelles condamnées,
Sous un ciel bleu vif qui respire de clarté.

Embrassades
Du bon temps
Et l’absence de jugement.

Fouillis spontané
Eparpillé
Densité

Ils errent, ils manifestent, ils échangent
Sirènes de flics, cris, rire des enfants
L’éclat de la vie.

Equilibre fragile,
Un volcan dort sous l'argile

Des susceptibles fiertés aux grands cœurs.
Marseille, dans toute sa splendeur.



Pendant que dans l'ombre
Viles règlements et comptes sombres
En un silence pernicieux
Ceinturent et font taire les curieux

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 10:39

Entre deux bras étendus
Larges
Les axes clairs se pavanent.
Tout est si bien rangé, entretenu
Sage
Tours, drapeaux, trésors, tout crâne
Haute fierté sous ornements
Soin précis au patrimoine clinquant
Valorisé
Et traditions affichées aux regards étrangers.

Image policée
Avarice jalouse et jalousée
Sélections élitistes
Désir de pouvoir et de listes
Aux valeurs astiquées.

Chacun son bout de gras,
Chacun sa vie, chacun chez soi.
Ordre établi d'œillères ancestrales
Mépris sous têtes hautes et râles
Du tout venant venu d’ailleurs,

Foule sage sous caméras
Chercher l’humain
Indifférences
Surfaces et froids
Les fiertés se font des révérences

Quelques petites ruelles
Quelques rencontres étincelles
Réelles
Quelques vrais lyonnais
bons vivants, accueillants
Quelques instants frais.


Mais de mon souvenir
Lyon aussi soupire
De doux mots
A ses promenades au bord de l’eau.

Silence à s’en nourrir
Ne surtout pas mourir
De trop de mots polis

La lumière ici apaise

La lumière de Lyon aspire,
Respire

Donne l’élan
d’être soi
Libre

Vivre
Et partir voir ailleurs
S'il y a des jours meilleurs.

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:47

Le soutien

qu'il soit moral

personnel, public ou financier

est une branche inespérée

qui raccroche

tout élan

au possible 

au réel

et qui permet

de persévérer

 

L'encouragement

est un terreau qui autorise

de continuer

à semer

des idées

 

Un merci

En retour

ne sera jamais assez 

pour

une pure énergie

ragaillardie

et pleinement renouvelée 

 

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 15:21


Prendre sur soi est une force épatante
Ceux qui savent en user à leur guise
Sont bien plus puissant qu'on ne le croit
Ils ont cette assurance impressionnante
Qui gentiment vous aiguise
Vous envisage, de haut en bas

  Face à lui, face à moi,
  Le moment est choisi
  Il me prend pour idiote
  Et moi ? Allez, je lui sourie

Campée sur mes deux pieds, la tête bien calée
Regard ouvert perçant derrière
Visage clair, j'inspire
J’me sens sourire à la connerie,
Sans compatir

Je tiens bon,
Comme ça
Je ne lâche pas

 

Face à lui, face à moi,
L’atmosphère se durcit
Il me prend pour cocotte
Et moi ? Allez, je lui sourie encore !


Je prend sur moi, je prend sur moi
Droit d'être là
J’aiguise, j’envisage,
Je m’épuise… non, je rage.

Bras croisés, décroisés
Mains à plat, suspendues
Derrière le dos, les poings fermés
S’agripper… ou me gratter le nez
Pour éviter de le taper ?

 

Sourire, je serre les dents
Je perds patience et le bon sens en même temps
Je perds mes nerfs
Je perds tout, je perds…
Reprend de l'air


Campée sur mes deux pieds, la tête bien calée
Regard ouvert perçant derrière
Visage tiré, sourire crispé
J’me sens bondir à sa connerie
Me retenir, me retenir, me retenir…
Je m’englue, je m’enfonce,
Je me noie, je me bats…

Je brûle, j’attise,

Je ruse, je le vise

Un temps de rien

Je sors
Je suis libre, enfin.

 

Fin d'entretien.

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 16:06

Mon premier est Egyptien

Mon deuxième est azur
Plongé dans la mer
Cyan, indigo, enfin, outremer

Fleurs bleues et murmures
Clapotis d'eaux pures
Sommes-nous sous sinécure ?

Bleu canard aux beaux jours
Bleu turquoise à l'amour
Bleu pâle aux bourgeons

Soulier de vair pour Cendrillon

il sera bientôt l'heure
Rêvons de fraîcheur
Entre ici et ailleurs

Avoir le cran
D'éteindre l'écran
Et d'aller voir vraiment
Les gens

Se faire avoir comme un bleu
Peut être fâcheux

Appel aux casques bleus
Extinction des feux pernicieux

Les corbeaux n'ont plus peur
De nos épouvantails
Et tu es vert de rage
En bleu de travail

La peur bleu fait des anxieux

A l'âme, des bleus
Des cailloux au coeur
Du blues et des fous

Le bleu roi fut battu

La neige a fondu

Bleu marine rode à vue
En bord de mer
Couvrez vos pieds nus
C'est une sangsue

Gardons les pieds sur terre
Et ouvrons les oeillères



 





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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:48

J’ai retenu mes peurs de peur d’être lâche
J’ai retenu mes erreurs parce que j’en avais peur
J’ai retenu mes colères de peur de mon cri
J’ai retenu mon amour de peur de le perdre
J’ai retenu mes envies parce qu'il n’y avait rien en vue
J’ai retenu ma passion parce qu’il n’y avait rien d’acquis

J’ai retenu ma vie comme couchée dans un lit
J’ai bien tout enfouis en dedans dans mon ventre
Que je rentre, que je rentre…

Je rentre mon ventre et mon centre est caché
On ne voit rien de ma rondeur, mon enflure affamée
Mon complexe, mon goinfre a toujours trop mangé

J'avais peur d'exploser

 

J'ai pensé relâcher,

Ventre à terre qui dégouline
Mieux vaut l'adrénaline
Du feu qui couve au fond
Ne pas tourner en rond
Se tenir prêt
Debout, toute aux aguets
Bien respirer
et se calmer

Servir à point
Un bon dîner
Bien mijoté
A savourer


J'ai retenu mon cri, de peur d’être aphone
J'ai rentré mon ventre, l'ai caché sous un pull
J'ai marché sur ma peur appuyée sur mon rire…

J'ai rêvé d'une bonne heure
En croquant mes erreurs

Je n'attendais que mon temps
Le temps d''entraîner mes élans
Pour une sereine endurance
Pour cuisiner en conscience.


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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 12:50

Un pétale de rose

Ta peau

Pépites d'osmose

Tes yeux

Tout petits délicats

Tes doigts

Dessinée

Ta bouche

Je louche

Sur ton nez

Toboggan

Élan

Haut col

Piste d'envol

J'atterris

Rebondis

Sur tes joues

Gourmandise

Je vise 

Le creux de ton cou

Tu ris

Je revis

 

 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 15:50

Je jardine,
Tu m'actives
Je cultive, tu devines
Je tâte les hasards, ça t'égare
J'apprends, tu sais
On méconnaît le temps
Qu'il faut, sans jamais
Savoir
S'il va pleuvoir

Ou pas.

Je ratisse, ton oeil plisses
Je désherbe, tu me verbes
Je taille, et tu me railles.

  Je sème, quand tu m'aimes


Je plante, tu me plantes
J'enterre, tu per-sévères

Je bouture, tu m'assures
Je cueille, tu m'effeuilles

 

  Je récolte,

Tu récoltes

Je tond, tu fonds
Trois petits bonds
Pas toujours de rebond.

J'arrose, tu poses
Si on osait

Déposer certaines choses
Nus, eau et roses

J'attends, tu te tends

  J'attends,

 

 

  Je sens.


Et toi
Tu prétends.

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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.