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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00
LUMIERE(S) pour thème, à éclairer de nos plumes invitées à faire tourner cette jolie ronde :

Pour cette nouvelle édition, c'est Hélène qui m'invite : http://louisevs.blog.lemonde.fr/ qui écrit chez Guy : http://wanagramme.blog.lemonde.fr/ qui danse chez  Jacques : http://wanagramme.blog.lemonde.fr/ lui même hébergé chez Elise : http://mmesi.blogspot.fr/ qui est chez Danielle : http://dangrek.blog.lemonde.fr/ qui écrit chez Cécile : http://cecile-r.over-blog.com/ qui se glisse chez Dominique : http://dom-a.blogspot.fr/ qui émet chez Alain : http://rumeurdespace.wordpress.com/ hébergé par Franck : http://quotiriens.blog.lemonde.fr/ qui est chez Jean-Pierre :  http://voirdit.blog.lemonde.fr/ lui même chez Gilbert :  http://gilbertpinnalebloggraphique.over-blog.com/ ,
que j'ai le grand plaisir  d'accueillir ici :

le corps réchauffé
Gilbert Pinna
                                                                                                                Prochaine ronde le 15 avril...

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Published by Céline Gouel
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 15:42

Solitaire et pure 

 

Elle enveloppe tous les sons

Et l’âme en un cocon de sens

 

Salutaire et sûre

 

Une neige intacte

Règne sur les pentes

 

Sereine ingénue

 

Elle réfléchit son air

Elle inonde et éclaire 

 

Nos vaines vues

De sa traîne nue.


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Published by Céline Gouel
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 11:09

Buée de bouche

Je louche sur ma soupe

Dont la chaude lapée 

Révèle le chemin du goût

 

Boue en louche

Je touche  la souche

Dont la mousse en rosée

Est douce au toucher.

 

Bouée en couche

Je bulle et je louche

Sur une coulée

De rêveries à tout

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Published by Céline Gouel
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 22:47

 

- Maman, qui croit au Père Noël ?

- Ceux qui ont envie d’y croire.

- Que ceux qui y croit lève le doigt !

- Que ceux qui n’y croit pas mais qui l’aime bien lève la main...

- Maman, moi, j’ai envie d’y croire.

 

- Maman, trois personnes arrivent à entrer dans les maisons alors que les portes sont fermées. 
- Le père Noël, la petite souris et... 
- Le marchand de sable !

 

- Maman, j’ai entendu la chouette...
- Ecoute, il y en a deux.
- J’ai peur.
- Mais non, écoute, elles discutent.
- Qu’est-ce qu’elle disent ?
- Elles se racontent leurs rêves.

 

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17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 22:40

Stress qui stressent des pleins qui passent

Riens qui tassent les tâches qui cascadent de choses qui montagne

Cris qui craquent les bulles qui explosent en mots météo

Fatigues qui oublient en des absences qui pensent aux fils qui s’entrelacent

Tricots d’images qui écrivent 

Et temps que je n’ai pas.

 

 

Larmes qui s’excusent des à moitié qui mesquinent les touts qui bouent

Des joies qui fusent.

 

 

 

 

Câlins qui respirent les rires des enfants qui libèrent les regards qui aèrent

Les bonheurs qui dansent quand les musiques s’accordent.

 

 

 

 

 

Pensée qui portique quand se balance l’empreinte objective de l’ensemble assemblé :

Moi comme un toit qui cheminée se hisse entre l’espace du dedans et celui du dehors

Nos trois têtes en bois qui portes et fenêtres font entrée et sortie, airs et courants

Toi comme un sol qui base et bâtit qui porte les pas et les marches.

Et nous comme mât qui debout va.


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Published by Céline Gouel
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 16:44

 Un mot : "Regard(s)"

et chacun fait danser les mots chez l'autre :

 

 un promeneur chezmesesquisses chez Voir et le dire, mais comment? chez loin de la route sûrechez quotiriens chez Gilbert Pinna-le blog graphique chez la distance au personnage chez memesi chez Mine de rien chez un promeneur.


Mesesquisse accueille aujourd'hui "un promeneur" : 

 

Le greffier (Paul Vantheuil 1978 : notes transcrites par John Spalding) 

J'aime encore les gens disait Joseph, c'est bien la moindre des choses dans ce métier

Alors souvent comme nous le faisions il y a vingt cinq ans, je m'assieds dans ces endroits de passage pour regarder les visages : une administration, un tribunal, un arrêt d'autobus, une salle d'attente me conviennent très bien et me donnent tout le matériel que j'attends.

J'aime ces visages des villes, leur grâce fatiguée et dont je ne me lasserai jamais je crois. L'essentiel de l'homme se tient bien la entre le sourcil et la lèvre inférieure : l'œil surtout, ce petit bonbon acidulé, ce morceau de pierre, colorée, ce moment de chance si on arrive à le saisir. L'œil dans le coquillage des paupières… ah mais cher ami, arrachez-moi au lyrisme, car comme je vous le disais, parler me coûte ; ma femme dit que je suis d'habitude un bloc de silence parce que je n'aime pas tant parler qu'écouter et noter ou voir, un voyeur donc, mais voilà, mystérieusement votre figure me revient, me plaît. 

Parler ou écrire serait pareil dites-vous ?

Eh bien si vous voulez. Il n'y a d'ailleurs rien d'autre que ça : on parle pour conjurer, on écrit pour conjurer, on se souvient et on dessine pour échapper à la mort. Nous sommes bien entendu tous condamnés mais ceux qui parlent tireront un peu de sursis, et ceux qui lisent vivront deux fois. Je sais bien que je prêche pour ma chapelle !

Cependant vous-même à ce que je comprends, vous ne dites pas autre chose : parce que nous échouons à vivre, nous écrivons, nous regardons et le reste est une une question d'intendance. On rêve, on écrit, on se promène. On gagne du temps, et les fantasmes sont les vrais mobiles de ce que nous nommons notre existence. Comme moi Frisch goûtait la compagnie des individus, mais à condition qu'ils soient seuls. Voyez vous, ni lui ni moi n'aimions les groupes et tous ces gens qui se ressemblent et se rassemblent. Ces personnes qui passent devant le Palais et que j'arrête parfois d'un geste je m'intéresse passionément à leurs petites et grandes affaires, j'aime écouter ce qu'ils disent et très souvent je reprends les mots mêmes qu'ils emploient, comme un greffier, et c'est comme ça que notre discussion prend puis avance, par petits bonds : ils disent, hésitent, puis se livrent un peu plus, puis encore un peu plus et c'est ainsi que  l'entretien avance jusqu'à ce que quelques signes discrets disent qu'on approche de la fin, c'est alors qu'il faut redoubler d'attention : des choses ne se disent que la dans la séparation qui s'annonce. Il faut alors donner tout son prix à un mouvement du regard à une discret inclinaison de la tête, un geste du poignet et parfois seulement une hésitation de la paupière. Ecouter ne suffit pas, la langue sans le visage c'est plein de secrets et de gouffres, plein de trous de silence et de pièges. Je ne vous dirai pas tout murmure la bouche, je garderai le secret où il le faut, je vous laisserai combler les absences. Ce sont les yeux qui disent le reste. 

Mais pour en revenir à notre ami, me revient cette suite d'images que je vous donne pour ce qu'elle est : c'est en février 1950 je pense,  Joseph et moi traversons la nuit parisienne nous marchons depuis l'hôtel des Amériques & de Bretagne - près de Montparnasse un hôtel qui a disparu maintenant, juste en face du Musée Bourdelle - Il faut une bonne heure pour rejoindre la Seine, atteindre  la Gare d'Austerlitz dans le froid de la nuit, parce que là bas l'aube va certainement être magnifique. A cette époque Joseph prétend qu'Austerlitz est une sorte de port où dit-il les premiers habitants de Paris ont posé leur tente; c'est là le centre, le nombril dit-il. Il y a le bruit de nos pas dans les rues noires, des lumières perchées au hasard, petites taches d'or dans le long frémissement mauve du crépuscule du matin, alors que renaissent du néant les masses des immeubles, au fur et à mesure que les étages sont éclairés depuis leur faîte. C'est un Dimanche, la ville est calme, déserte, verglacée : nous longeons le cimetière Montparnasse, plus loin l'Observatoire où pousse à cette époque un trio de grands sophoras, puis passons devant l'hôpital Cochin enveloppé de ses vapeurs de blanchisserie, et du parfum de la soupe aux légumes. Nous achetons un journal au carrefour de la rue du Faubourg Saint-Jacques et de la rue Cassini, sobres en parole et mélancoliques,  découvrant de nouveaux détails au fil des quartiers, des cachettes dont Frisch était friand quoique incapable de les retrouver un jour après, puis au bout de la rue Cuvier il s'arrête sur la Seine à la hauteur du Pont Sully, la discussion s'interrompt et nous regardons vers l'Est le soleil qui se lève sur le toit encore gelé de la gare et les fumées du chauffages urbain. L'aube ce jour là est parfaitement grandiose en effet.

la Gare Montparmasse 1950

Montparnasse_gare_1950.jpg


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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 22:16

L’espace d’un temps, 

Etre là et ailleurs

Entre deux eaux qui brulent

Qui gèlent et puis meurent

 

L’élan suspendu

A l’air contenu

Fait patte molle

Et maudit la colle

De cet instant déchu

 

Ne rien montrer du rien

Qui tisse ses liens

A côté

Et qui s’excuse du trop plein qu’il engendre

 

Se sentir nue aux oreilles pointues

Juste le souhait d’écouter

 

Une rencontre improbable

avec des éléphants

Pour apprendre l’alphabet

Des vents

 

Et murmurer 

L’oeil alerte 

 

Vive les aurores boréales !

 

Regards 1833

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 16:48

 

Très tôt 

Elle a cherché 

à plaire

(Puisqu’il était attendu qu’elle plaise et qu’en plaisant, les regards donnent de l’aise)

 

Petite elle s’en sortait

Parce que tous les petits 

Sont beaux, petits

C’est acquis 

 

Mais de peur de lasser

Il fallait s’accentuer

Nourrir l’enthousiasme 

A son égard 

Tel un phare.

Et derrière sa mise 

Déjà elle cherchait 

La fierté

Dans les yeux des aînés.

 

Elle a persévéré

A rêver

De ses idées fixes

A convaincre, à prouver, 

A valider, à vérifier qu’elle existe.

 

La confiance gagnée

Elle a chanté victoire,

 

Avant l’épreuve du miroir.

 

Une autruche

Une cruche à peluches 

 

Le charmant minois qu’elle plaçait

Devant le vide de son reflet

Rempli de son estime

S’est vu bien laid

Sorti de son beau film.

 

Le miroir s’est brisé

Laissant place au désert

 

Elle a du avaler 

Du sable

Et se cacher 

Loin des fables

 

Vidée devant son mur 

Sans murmures

Et sans failles

Elle a craché dessus

Elle a cassé ses ongles

Elle a crié sans voix

Elle s’est assise vexée

 

Du haut de son long cou

Sa tête d’hibou outré

D’une vaine fierté

S’est un peu déplumée.

 

«Comme j’ai cru

En ma petite misère

Que mon égo centrait

Sur mon front solitaire !»

 

Répétait-elle en pleurant

Sur son vide écoeurant

 

«Saisis ton monde

Dompte tous tes élans

Sous une carapace

De temps 

Promets 

De ne plus rien avouer 

De ta nécessité.»

 

Elle cru perdre le goût

Devenu trop salé

Mais elle l’aiguisa

En voulant le tuer

Elle cru perdre le sens

Lâchant prise à sa prétention

Elle toucha le fond

Sans plus aucune ambition

 

Et le silence lui plu

Et le mur disparut

 

Elle nage comme elle peut

Traînant son sac de noeuds

Elle doute comme avant

Normal elle est toute nue

L’eau fait loupe au soleil

Et le brouillard est blanc.

 

L’inverse l’aurait gâtée 

Trop flattée

Elle n’aurait rien creusé

N’aurait jamais plongé.

 

Le mur a des oreilles

Le désert son secret

Le miroir pose cartes sur table

Et l’océan contient quelques noyés fiables

 

Sur le dos elle rame

Dans une mer de sérieux

Qui retient encore la terre

De son regard froncé

Qui lui fait boire la tasse.

Sa bouche accroche l’hameçon

Espoir d’atteindre l’île aux dons

D’être un peu moins con.

 

Rame encore

Hors de ton toi

Déjà tu ne t’entends plus grincer

Et reposé dans l’effort,

Calme

L’île trouvée

T’offrira son sein

Et la joie de commencer enfin,

 

Quoi ?

 

Tu le sais bien

A moins que tu n’en saches plus rien ?

 

Et cela vaudra bien un fromage, sans doute.

 

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 15:31

Elle court sur la vie 

Avec des bottes  en caoutchouc

Elle n’a pas peur des boues

Ni des marées d’ailleurs.


 

Elle invite les copains

Et s’invite partout

S’inscrit à tous les rendez-vous

Pourvu que ses jours soient pleins

 

Trois métiers, mille rêves

Des enfants et des jouets

Un ciné par semaine et cinq activités

 

Sur ses journées trop courtes

Elle court, 

Et d’un sourire t’écourte

 

Boulimique elle se gave

De toute vie elle bave

Elle n’est jamais repue

Tant qu’elle n’a pas tout bu

 

Elle bouche tous les trous

D’éventuels temps morts

Avec ses bottes en caoutchouc

Elle écrase les limaces et mange mes efforts.

 

Aux choix souvent multiples 

Elle dit oui et veut tout 

Touche à tout sans limite

Pas le choix elle prend tout

 

 

Elle frôle le goût des choses

Sa porte reste close.

 

 

Ma boulimique

Fait sa danse

Un poil acrobatique  

En face de quoi

Je reste quoi

Et je cherche le sens

 

Une impression me fige

D’être un benêt rigide

Une intuition me tend

D’être un p'tit peu trop lent


 

Boulimique elle s’étale

Elle m’envois ses rafales

Toujours à tous les vents

Elle hisse seule ses voiles

 

 

Sur ses journée trop courtes

Elle court, 

Et d’un rire t’écourte.

 

Elle n’a jamais de cernes

Elle n’est pas fatiguée

Elle assume et gouverne

Et ne s’ennuie jamais

 

Je la suis comme je peux

Je la perd souvent

Le temps d’être un moment

Et elle n’est plus qu’un vent

 

Elle abat le mouron

Elle essore les paresses

Elle tord les ronrons

C’est bien mon empêcheresse 

De tourner trop en rond

 

A trop la regarder

J’ai la tête à l’envers

Avide de trop en faire

Elle brasse un peu trop d’air

 

Les idées viennent d’elle

J’ai plus besoin d’en faire

Elle va jamais au bout

Et moi je deviens mou

 

Même ses nuits sont trop courtes

Quand elle se laisse dormir

Et c’est d’un ronflement 

Qu’elle m’ordonne de fuir

 

Ma belle boulimique  

Ma chère prise électrique

Mon engin multi pistes

Je ne suis que touriste.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 10:57

 "Rencontre(s)"

et chacun fait danser les mots chez l'autre pour une ronde atypique !

le blog graphique ; un promeneur ; la distance au personnage ; quotiriens même si ; Loin de la route sûre 

Mesesquisse accueille ici un promeneur :
image
Prochaine danse le 15 décembre...
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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.