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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 12:25

Penser à tout en tout moment partout penser à l’autre regarder ne rien rater faire attention

Penser aux détails des besoins de chacun de la maison des obligations faire attention

Penser aux courses courir organiser pour ne pas courir et courir pour être à temps

Penser à ne pas oublier noter tout bouts de papiers agenda calendrier remplir le temps

Penser à ses regards les moments sonder sans s’imaginer lui ce qu’il peut bien penser

Penser famille penser boulot penser mère penser travail penser amis à inviter

Penser à l’heure aux rendez-vous pendant à côté attendre pas le temps faire attention 

Penser à se coucher pour se lever se lever tout préparer ne rien oublier faire attention

Penser à ses enfants suivre comprendre expliquer apprendre réfléchir faire attention

Penser à dire aux moments à prendre le temps de prendre le temps d’être en attention

Penser à se retenir prendre sur soi prendre du temps pour soi faire attention

Penser à ne pas perdre l’attention les concentrations les obligations

Penser aux courriers à l’attention de merci cordialement de votre attention

Penser à souffler brider le stress et les colères et les larmes de fatigue faire attention

Penser à être au mieux paraitre assumer être forte bienveillante et douce faire attention

Penser à dire non dire oui dire merci dire je t’aime dire stop dire attention

Penser à chanter à danser à rire à rire à rire à vivre à donner de l’attention

Penser à anticiper penser à l’avenir et maintenant demain hier et plus tard 

Penser vite et bien et bien penser à  

Penser à penser à rêver 

Penser à ne penser à rien

Penser à être...

 


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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 12:05

Ébullition de vie 

Qui s’agite et pétille

En pirouettes et vrilles.

Les pieds piétinent

Les mains papillonnent 

Et les mines sublimes 

Rayonnent.

Les hanches se déhanchent

Et dansent entre les branches

Les bras embrassent

Tout ce qui passe

Les bouches s’ouvrent

Et les langues se délient

Sur d’extravagants récits.

 

Rien n’est calme

Rien n’est blanc

Tout est vif

 

Et l’air bousculé

Des cris 

L’espace entier conquis

Nos repos chahutés 

D’élans renversants

L’esprit agité

De tout 

Les petits fous

Volettent

Sans borne

Tenant debout

Notre oeil béat

Retenu en apnée

Devant leurs prouesses

D’acrobates nés

 

Et le coeur pourtant plein

De ces rires enfantins

 

On se sent tout petit

Presque rabougris

Assis sur une chaise

Épuisés, vieillissant 

Devant leur immense talent

D’être 

Si grands de vie.


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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 14:41

Une grande femme

Laisse son âme

Tenir un lieu

En laisse

 

Assise au bord de l’eau

Qui passe

Emportant des bouts de berge

Des bouts de temps 

Dans l’eau qui lave, 

Et dont la surface entraînée

Au loin

Ne garde plus rien

Qu’une trace en mémoire

D’eaux claires et plus chaudes.

 

Cette grande femme est courbée

Sous le poids d’un lieu plus grand qu’elle.

Pourtant ce qu’elle a pu laisser,

De caresses en soupirs

Aux soupirants caressants,

De ses jouissances en réjouissances 

A ses désirs de puissance,

Toute son âme a copulé

avec celle de sa propriété.

 

Une grande femme 

Laisse son âme 

Tenir un lieu

En laisse 

 

Assise sur un trône de bois

Sous les grands bois des âges,

Ombre humide et calme

Où rien ne pousse

Que des pierres

Froides,

Elle plie sous l’aigreur

De tout son coeur trahi

D’insectes envahissants.

Et toute son âme 

Griffée des basses réalités 

S’accroche aux vents,

S’écorche au tout venant

Ne faisant plus confiance

Qu'à ses pauvres méfiances.

 

Une grande femme

Laisse son âme

Tenir en laisse

Un lieu

 

Tout autour est un havre de paix,

Le temps s’est suspendu 

aux pales de la roue au repos,

L’air y est doux et l’esprit y respire 

Là, où tout est source et inspire

 

Concilier l’accueil et le tri

L’exquis, le servi

Le geste et le déni

Selon l’humeur

Selon le coeur. 

 

Tout attend sans attendre,

Libre être 

Entre libres,

Jeu de mines bienveillantes,

Où l’on souhaiterait que la mine,

Veille moins au jeu 

Qu'aux âmes humaines .

 

Une femme lasse 

Laisse

Son âme 

Être tenue en laisse 

Par un lieu

Qu’elle croyait un château

Qui la posait reine

Au bord de la seine.

 

Mais au lieu d’une tour

Un moulin 

Au repos

Dont la roue laisse glisser l’eau

Sous son long bras frôlant le fond.

 

Une reine toute seule

Dont l’âme lèche les murs,

L’air et le temps suspendu,

Dont l’âme plane 

Au dessus des chemins verts


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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 22:27

File le temps file la laine file le fil sans aiguille avec les doigts

Doigts dans la terre à pleine mains défriche et plante des graines de petits pois

Petits pas chaque jour tu gagnes un pouce quand ça ne te coûte pas un bras

Brasse l'eau et bois-la froide avant la soif 

Et danse la cadence des souffles

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 11:22

Tel un chapitre

Ton regard est clos

Ta langue muette

Morte aux perches vaines

 

Echanges d’enclume

 

Tant de souvenirs

Tant d’amertume

 

En chemin dans ma grotte

Embourbée dans mon néant

J’étais le côté sombre

Certes

Tu étais la face pile du vivant

 

La balance a pesé

S’est ajustée

 

A présent je vis

Tu as choisis l’oubli

 

Que d’échanges heureux

Evités et niés.

 

 

Tu as tout fermé

Et mangé la clef

Sans me laisser le temps

De te dire merci.

Sans me laisser l’espace

De sourire nos vies.


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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 21:51

Où est-ce, cet endroit où,

Là où je rêve,

Où jouent mes mots

Et des images à perte de vue,

A perte de vue.

L’horizon des possibles ?

Possible.

L’endroit où

Je vis, par coeur,

Non par calcul

Où est-ce, cet endroit où

Quand je cherche

Quand je pense

Chaque millimètres

Plus que l’ensemble

L’endroit où

J’essais, par jeu,

( Non pas si sérieux ),

De frôler là,

( Le sérieux de l’enfant qui joue

N’est jamais discutable )

Où ça fait sens

Où ?  

Là où je ne suis pas seule à qui ça parle.

Quelque chose qui n’est pas comme, pas pour plaire pas encore ni déjà ni attendu.

( Déçu, ça risque, ou sceptique, ça peut ).

Je ne mise pas, je suis carte sur table ou dé qui roule.

Je est derrière là...

L’endroit où je travaille est.

Ne se voit pas

Pourtant ne cesse pas

Inlassablement.

( Sauf pour mes enfants ).

Où est-ce, cet endroit

Là où, je réfléchis

Tout

L’endroit où je cherche

Partout

Un point de connexion 

Qui n’est pas là, mais là, où on se sent 

( Non pas berné ),

Surpris 

( Si l’on veut bien )

D’être dans le même endroit,

Là où il y a

Du sensible.


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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 22:29

Il a été dit

 Les dés sont jetés !

 

Les et non le

Un, peut-être deux

Déjà ont dévoilé

Leur face

Pile dans l’âtre et l’idée

Qui mènent vivaces

Au vues des matins non brumeux.

 

Combien de dés

Dans mes mains

Ai-je à jouer ?

 

Si le jeu perdure

Il se pourrait 

qu’il y en ait plus

Que, ça, au hasard

Pour arrêter les paris

Des aléas d’une vie !

 

Il a été dit

  Les dés sont jetés...

 

Jetés comme perdus

Ou gagnés ?

Comme figés à jamais ?

 

Mes dés sont des bulles 

Qui roulent et rebondissent

S’envolent et atterrissent

Puis éclatent en de petites bulles

Minuscules

Cerises

Qui augmentent la mise !

 

Et si les dés s’inventaient

Au gré des haies

Sur ce tapis de courses

A pieds.

 

Du pied au nez

L’endurance 

Dix doigts

Pour jouer

Le flair ou le faire ?

Selon la patience

Les vues et les chances.


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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 14:53

Son front penche 

Une main sur la hanche

Son regard dans ses yeux

Les siens dans dans son sein

 

Debout elle tangue  

Claque la langue

Et murmure des voeux sains

 

Elle se surprend 

Sur un reflet cuivré

Comme une photo jaunie

Portrait d’un autre temps

 

L’instant se fige

 

Elle se sent nue

En pleine forêt

Elle se sent eau

 

Elle tient au chaud 

Couve en louve

Nichée près des fourneaux

 

Son esprit s’écorche

Aux silences et aux cris

A ses élans contenus égoïstes

Gelés pour l’heure dans ces heures exclusives

 

Au bout d’une tige

De noisetier nu

Une goutte d’eau

S’accroche un peu perdue

Face aux froids hivernaux

 

Elle attend le printemps

Espère simplement d’être

Ici et là en même temps

Et bienveillante 

Et brillante

Et vivante partout

 

Son front reste penché

Son regard dans ses yeux

Ses yeux dans les siens

Un sourire aspire aux liens

Une larme douce expire

De bonheur et de vents

Calme,

Elle pense aux mères de tous les temps.


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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 16:31

Le devenir s'étire

 

A deux pour quatre mains

Nos doigts entremêlés

Ont tricoté un nid

 

De deux à trois

Au temps des noix

De trois à quatre

Temps du printemps

 

Et voici l'à-venir au tempo

Ondulant sous ma peau

 

De quatre à cinq

Au temps des mûres

 

Murmures

 

Jamais deux sans trois

Ou cinq doigts

 

Une main

Une tribu

Quoiqu'il en soit

Trois fois émus !

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 17:24

D'un simple désintérêt
La salive sèche

Les soupçons d'inexistence
Sous les sourires forcés
Bêchent le vide

Essorage
Mise en cage
Va donc nager
Sans eau

En errances
Le sang bat
A raz

Ce désert
Est une immensité
Chargée

Il faut creuser
Dans son souffle
Pour ne pas s'y consumer

Suées

Les effets efficaces
Effacent toute trace
D'espace

Et l'on se gave
D'un grand rien
De loin

De près
Un trop plein
D'efforts vains

Sonde
La bienveillance
Et ne gronde
Tes silences

Ils hydratent
Tes choix

Froid

Et pourtant l'on sème

Les racines sous sable
se parsèment
Et parfois sont capable
D'offrir un peu d'eau.


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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.