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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 16:42


J’y viens, j’en viens des vents
Ils m’ont gantés jusqu’aux dents
Quand je pense au passé

C’est une masse qu’on boit
A la tasse qu’on se noie
Quand on fait mine de soi

Voulez-vous goûter mon thé
ôter les gants du passé
Enfin nous raconter ?

Il me faut m’adapter
Etre apte aux égards
Après m’être égarée
De gare en gare

J’ai choisie le rang d’exilée
Dérivée, décalée
Comme un sort jeté
Sur la rive d’un port

Voulez-vous goûter mon thé
ôter l’air des vents
Coincé entre nos dents

Nos dents si serrées
D’avoir encaissé
Les vents sans pitié
Qu’ont noyé trop de rêves

Je ne sais rien d’ici
Ni les sens interdits
Ni les soucis, ni les si

J’aimerais à vos côtés
Boire du thé et parler
Me taire, vous écouter,
Et plonger dans vos songes

Encore un peu de thé
Pour ensemble resister
A tout vent
Qui claquent nos volets
Qui siffle nos élans
Cet air de rien
Qui nous tient
Qui nous tient
Et puis qui nous retient


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Published by Céline Gouel
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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.