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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:31


Flux incessant 
De regards, de couleurs, de panaches
Eclat de voix et d'accents

Vagues de foules,
Entre  rats et mouettes
Machos et midinettes
Crient de rage et d'amour
Tangue la houle

Elle crie que son poisson est beau.
Il en siffle une qui ne se retourne pas
Tout en sirotant l'apéro

Une mère hurle à celui qui bouscule son enfant.
Et lui s'excuse en partant
Pendant qu'un autre vocifère
dans sa voiture en première

Il vend, à la sauvette, trois paquets de cigarettes.
Klaxons, identités valorisées
Tolérance au moins du mieux qu'on peut
Il aboie qu’il existe et crache du feu

Elle, déhanche l’humeur aiguisée
Du haut de sa grandeur bien gardée

L’odeur des épices, l’étal des poissons
Et le calme des bateaux
Surveillés d’une colline.

A chaque coins de rues,
Vieilles façades, tapis d’odeurs
Et linge propre suspendu

Sombres intérieurs des ruelles condamnées,
Sous un ciel bleu vif qui respire de clarté.

Embrassades
Du bon temps
Et l’absence de jugement.

Fouillis spontané
Eparpillé
Densité

Ils errent, ils manifestent, ils échangent
Sirènes de flics, cris, rire des enfants
L’éclat de la vie.

Equilibre fragile,
Un volcan dort sous l'argile

Des susceptibles fiertés aux grands cœurs.
Marseille, dans toute sa splendeur.



Pendant que dans l'ombre
Viles règlements et comptes sombres
En un silence pernicieux
Ceinturent et font taire les curieux

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Published by Céline Gouel
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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.