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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 10:15
Interprétation et échanges de textes et de photographies sur le mot "Frémissement", pour cette nouvelle ronde d'avril. La liste complète des 12 participants et des liens se trouve ci-dessous. Je remercie un promeneur http://2yeux.blog.lemonde.fr/ chez qui je propose un souvenir de "Frémissement de vie", et je suis très heureuse d'accueillir ici loin de la route sûre  http://louisevs.blog.lemonde.fr/ pour un petit bijou frémissant !

loin de la route sûre  http://louisevs.blog.lemonde.fr/  :

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Céline Gouel,  mesesquisses  http://mesesquisses.over-blog.com/ chez

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loin de la route sûre...

                                                         Ainsi tourne la ronde. Prochain rendez-vous le 15 juin

Ecriture Rose (1)

                           LR-DSC 8860

 

Sur la double-page détachée, l'enfant-scribe écrit. Ecrit ou plutôt dessine des lignes. Elle apprend. Et ce fut long d'écrire toutes ces pages. 

À l'école  on enseigne l'écriture. 

Mais en lettres détachées, rien ne court, à l'exception peut-être du O tracé d'un seul trait qui, 

si l'on s'applique, devient rond mais se ferme, forçant le crayon à se lever. 

Et elle s'applique à aligner les bâtons, droits ou penchés, les mots se forment. 

Son prénom, PAPA, et MAMAN. On épèle sans ânonner, en dessinant dans l'air 

avec le bout du doigt la forme des lettres. Le P, une barre droite avec une  boucle tout en haut,

le A, une montagne avec un trait droit, le M avec deux montagnes, et dans son prénom le i, cette barre droite avec un point qui lui fait comme un  chapeau. 

L'écriture devient  dessin et subjugation. Mais il faut aller plus vite et sur la feuille l'écriture, délaissant les mots familiers de l'univers familial, devient cursive pour raconter. 

Sur la feuille blanche de l'écriture rose on distingue les montagnes majuscules, les chapeaux ronds des i, les boucles à venir des e qu'elle ignore encore, les mots qui se séparent en retours à la ligne, les phrases, une histoire. 

Rose ou noire l'écriture court et remplit les pages blanches ou quadrillées, au feutre, au stylo, au crayon.

 

L'enfant-scribe  tend la feuille, confiant au lecteur le soin d'en déchiffrer le sens. 

La lecture devient l'histoire inventée de ce qui est écrit. 

Vous lisez une histoire, et elle s'émerveille de ce qu'elle a écrit, de ce que vous seul savez y lire. Mais ce que vous lisez, et qui vous émerveille, c'est le frémissement secret de la pensée et l'engagement dans la liturgie de l'écriture. 

C'est aussi le dévoilement de l'invention dans la lecture. 

Alors, on se souvient de l'écriture rose de Simon Hantaï.

 

 

LR-DSC 8863

 

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Published by Céline Gouel
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commentaires

Jacques D 18/04/2014 22:37

oui cette impression époustouflante qu'il y a en regardant la vie, son bruissement et ses hésitations. Naissances oui.

Quotiriens 18/04/2014 13:32

Une mer recouvre les traces sur la page blanche, un océan de pensées qui fascine. Comment lire la mer, comment en détacher les yeux?

patrick verroust 16/04/2014 17:23

L'enfant-scribe grifouille sous les stridulements d'un roulement à bille....Traces

Dominique Hasselmann 16/04/2014 09:00

Tant que l'écriture "cursive" ne sera pas bannie...

Elise 15/04/2014 19:29

sédiments, superposition, un poudingue émouvant et beau

Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.