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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 21:05


Dans la rue, un furtif salut
J’ai vu
Un peu de pus
Dans son regard tendu.
J’ai vu le vide ému
Caché derrière des mots banales.
Un visage dompté par un râle,
Pâle et fade façade qui étale
Tout ce qui se fane au hasard des regards
Laissant épars des bouts de vie qui s’égarent.
J’ai vu les obscurs rivages
De mirages en carnages
Du désir fou de ravages
En d’illusoires commérages.
J’ai vu sur son sourire
Le courage s’assoupir
Pour laisser le pouvoir
A l'entonnoir désespoir
Qui ne finit jamais
De verser son lait
Acide, sur les plaies des égarés.
Je l’ai vu sous hypnose
La peau sous les os, à côté de toutes roses.
Encore un qui a perdu son train
Encore un qui s’abandonne
Au morne en devenant aphone.
Il s’échappe
Une chape de plomb en écharpe
Sur le cœur et l’âme et le corps muet comme une carpe.
Combien laisseront leurs ailes dans le noir cambouis de l’espoir
A manger ses os de trop d’ambition, et n’osant plus rien croire
En se laissant choir dans leurs misérables déboires ?
A perdre le sens, le temps et les battements de coeur
A se doper d’amertume et de rancoeur
On s'endort, on se paralyse.
A nier, qu’il n’y a pas pour tous de possible réveil
Pour une aube au soleil.

A nier tous les astres alentour

lattents d'autant d'autres amours.

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Published by mesesquisses
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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.