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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 09:53

 

Ça se tait pendant de longues heures, des jours, des mois, parfois même des années.
Ça se tait docilement, obéissant aux règles d'une rigidité commune partagée.
Et puis un jour, ça remonte à la surface.
 
On ne sait jamais ce que c’est exactement,
Quelle forme, quel dessein, quel chant
Ça fait peur sans cri. ça démange, ça met du sable dans les yeux.
On se met à marcher de travers.
Ça nous escalade lentement, une hâte qui se balance sur un creux.
Un besoin non identifié qui grince un peu, un phare
Comme une urgence.
La respiration cherche l’air devenu trop rare.
On marche à l’envers. 
On a soif d’eau de source, qui coule au fond de notre grotte.

D’abord égaré, hagard, puis aigri et friable, devant la sécheresse et les ronces,
Si l’on poursuit, on devient distant, silencieux, on se calme,
On s’assoit, on devient patient, puis on n’attend plus rien, et un jour on renonce.
A cet instant,

On accepte

On atteint

Ce quelque chose

Sous porte close


C’est écrire, peindre, faire la cuisine, mettre les mains dans la terre,

Fabriquer un bateau, un radeau, écouter les oiseaux

C’est réussir à dire non,

C’est dire oui, murmurer ce qui nous touche dans la faille d’un mur,

Notre terreau aux racines d'un arbre…

 

Au plus profond, au plus vrai, au plus sensible. 
Se révèle la nature brute
D'une insolente fraîcheur. Une lutte ?

De ce qui existe,  point de départ,
Comme un secret assumé,
Un sourire dans l’âme, revenir sur terre.

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Published by Céline Gouel
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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.