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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 14:21

 

Le blanc et les arbres,

Ce quartier n’est pas rouge

Mais de marbre,

Il dort.

 

Pourtant la lumière perce

Un air suspendu

Qui flotte sous l’oeil tendu

Gobant un hameçon invisible à l'oeil nu

A pêcher des rumeurs de rue

 

Entre principes de précautions

Suspicions 

Et toutes peurs

Toutes soeurs 

La richesse humaine est palpable

Toute proche,

Elle s’échappe des porches

Comme du sable.

 

Pas de mélange de cultures

Mais voisins côte à côte

Se partageant l’espace en clôtures

 De clans

Compartiments des continents.

 

Sous quelle pression l’interdiction fait mur ?

Qu'est-ce qui empêche tant les fenêtres

D'ouvrir à l’autre envoyé paître

Sans clés

La voie de simples civilités ?

 

Bâtons dans la roue

Des codes de vie commune

 

Est-ce l’orgueil qui tue

La si fragile paix ?

L’impact d’images épileptiques

Qui tiennent les âmes sceptiques

D'une poignée de main

D'hommes à humains ?

 

Tous se croisent en peu de mots 

En regards d’habitants habitués aux visages. 

Scrutés comme des paysages

Dans cette Cité de glace sans teint

 

Les chemins quotidiens

Suivent bien

Les cloisons intérieures

Et l'on voit des portes marcher

Une clé dans leur gorge nouée

Un thé parfumé derrière la poignée.

 

Mais sous prétexte d’écrire

Cherchant les sens

Sous les multiples langues

Hors de toute convenance

Surviennent naturellement

 

Des rencontres 

De vrais mots

Et des rires.


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Published by Céline Gouel
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Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.