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15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 09:46

Pour cette nouvelle ronde de rentrée sur le mot Vacance(s),

j'ai le plaisir d'accueillir Jean-Pierre Boureux :

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Vacance ou vacances, ou encore inattendue transition

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De saison pourrait-on dire, à cause de septembre 1715, ce cri jeté dans la chambre devenue mortuaire : « le roi est mort, vive le roi ! » Ah pensez-donc, si l’institution venait à sombrer dans le néant après la fin d’un souverain ! Toute forme ancrée de pouvoir, tout régime a ainsi organisé, formalisé ce que l’on nomme vacance, c’est-à-dire vide, de manière à assurer le plus promptement possible la continuité du pouvoir et donc de la fonction en cause. Ainsi font nos institutions depuis des siècles, voire des millénaires en certains cas. Tout est bouclé par crainte de ce vide existentiel, de manière à ce que ce vide ne soit pas rempli par un imprévisible évènement qui viendrait bouleverser l’ordre établi. L’Eglise aussi, en sa sagesse séculaire et d’imitation a tout prévu pour une succession, quitte à faire intervenir une tierce personne dans le processus de désignation dans le cadre de la religion monothéiste tripartite. Complexité apparente mais sécurité d’abord.

Et nous ordinaires citoyens, pécheurs, manants, subissons-nous la vacance de soi ? Et en vue de quoi ? Vous ne pensez tout de même pas que j’allais répondre à cette saugrenue question, d’ailleurs jamais formulée ainsi semble-t-il. Partant loin dans le temps je navigue entre Mésopotamie et Nil, Jourdain et Seine ou cent autres sphères de civilisation, afin de peupler d’imaginaires cérémonies ce que je crois être l’angoisse de nos ancêtres devant cette inquiétante vacance. Je reviens alors au plus près de ma mémoire, cet été vers Joigny et La Ferté-Loupière. Je passe vite sur la danse macabre de cette dernière place qui fut forte, car dans ces danses, dans ces rondes squelettiques, pas d’espoir autre qu’une forme d’égalitarisme post-mortem qui m’ennuie, si ce n’est à regarder certaines images au fond dansantes :

La ronde - Vacance(s)

Alors j’esquisse un pas de danse et préfère tous comptes faits, le trait rapide et la sculpture modeste de la chapelle mortuaire de Joigny, dite « Chapelle des Ferrand », au moins on y lit une approche d’espérance, une promesse de résurrection et donc une inattendue vacance de soi qui nous prolongerait en quelque sorte vers un autre nous-même, un soi évolutif, à la différence des autres ‘vacance’ et pourquoi pas vers de lumineuses vacances :

La ronde - Vacance(s)
La ronde - Vacance(s)

On lira avec grand profit les judicieuses et savantes explications ou hypothèses de M. Marc Labouret au sujet des danses macabres ici = http://www.marc-labouret.fr/danse-macabre.html dont la saveur orale se teinte d’un humour enjoué.

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Et voici la danse :

Jean-Pierre,http://voirdit.blog.lemonde.fr/

Céline, http://mesesquisses.over-blog.com/

Guy, http://wanagramme.blog.lemonde.fr/

Hélène, http://simultanees.blogspot.fr/

Elise, http://mmesi.blogspot.fr/

Franck,http://quotiriens.blog.lemonde.fr/

Jacques, http://2yeux.blog.lemonde.fr/

Dominique A, http://dom-a.blogspot.fr/

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Je remercie Guy (Wanagramme) de m'accueillir...

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Published by Céline Gouel
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commentaires

Dominique Hasselmann 18/09/2015 09:54

J'ai pensé au merveilleux film de Christophe Honoré : "Non ma fille, tu n'iras pas danser"

Dom A 16/09/2015 10:54

Des sourires entre des squelettes, voilà qui n'est pas banal

Quotiriens 16/09/2015 00:16

en somme, telle un phénix, la ronde est morte, vive la ronde

Esquisses De Qui ?

  • Céline Gouel

Texte Libre

Quelqu’un de bien a dit « ce n’est pas le temps qui nous change, ce sont les gens et les événements qui nous rentrent dedans. »…
Parfois on se rentre vraiment dedans.
Après, tout dépend de l’impact,
Et du temps.